À propos de Poc-Poc

Poc-Poc le point de bascule

Poc-Poc ?

Poc-Poc vient du kréol réunionnais et c’est comme cela que l’on appelle là-bas le Physalis, comme le bruit qu’il fait quand on le mange ! On trouve souvent cette plante au bord des chemins et les coupeurs de canne en ramassent en rentrant chez eux pour se préparer un bon rougail pour le carry du soir. Le Poc-Poc a de nombreux autres noms comme la cerise d’hiver, la lanterne chinoise et le fameux amour en cage…

Une histoire…

« Lanterne du bord des chemins, le Poc-Poc cache en son coeur, son fruit, sa saveur. Au gré du temps, il métamorphose ses habits, en change les couleurs, les textures, jusqu’à devenir transparent, perméable au monde extérieur. Dans cette lanterne ouverte aux parfums que lui porte le vent, se dévoile son fruit savourant les grandeurs du monde, s’abreuvant des gouttelettes de rosée et mûrissant dans la chaleur du soleil. Rempli de la bonté que lui offre la nature, le Poc-Poc ouvre son cocon de dentelle et s’offre au monde. Le passant peut alors goûter à son fruit et découvrir la joie de cette grande ouverture dans l’éclat du « Poc » savoureux inondant ses papilles… Et s’il écoute bien, un délicat écho de vie se révélera en lui à cet instant: un même « Poc » retentissant de son cœur jusqu’aux horizons. »

Poc-Poc, c’est ce point de bascule entre notre monde intérieur et le monde extérieur, cet espace où nous sommes reliés au vivant dans son unité, en nous et dans le monde. Une expérience apprenante passant par un travail sur notre présence, par la conscientisation via le corps de notions conceptuelles et de sa propre posture, et par l’art comme espace privilégié de rencontre de soi et du monde. Un processus de reliance au vivant afin de créer à partir des forces créatrices de la vie même.
C’est un chemin pour s’émanciper d’une pensée matérialiste qui s’est extraite du réel en ne se reliant plus intimement au monde mais en objectivant la nature et la vie humaine. Dans cette vision réductrice, tout n’est qu’objet à analyser froidement afin de le définir, de le figer dans une forme et créer des normes (sociales, économiques, culturelles, éducatives…) ne prenant au final nullement en compte l’intégrité des sujets qui les composent. On bureaucratise et technocratise la société, les métiers du social sont déshumanisés, la nature exploitée. Nous détruisons le vivant car depuis ce point de vue nous ne pouvons pas le percevoir.
Le point de bascule est, lui, véritablement celui de l’expérience vécue. Il est grand temps de réhabiliter la posture de sujet dans l’expérience, de réhabiliter l’intime en nous et dans le monde, car c’est bien là que se construit notre expérience du réel et que la vie flue, de toutes ses forces. Une nouvelle pensée, plus globale, émerge dans le monde. Nous ne voyons plus les choses figées, déconnectées du reste et de soi. Nous appréhendons les phénomènes dans leur ensemble, en lien avec les processus qui les composent, qui les entourent et avec nous-même. Nous nous mettons au service du monde et de soi et retrouvons ainsi notre place dans cet ensemble vivant, dynamique, en mouvement, avec lequel nous nous relions pleinement et dont nous faisons pleinement l’expérience. Nous ne voulons plus des formes figées qui définissent le monde mais les forces dynamiques et vivantes qui le caractérisent. À nous de créer, depuis notre expérience réelle de la vie, les formes au service du vivant et de l’humain, les points de bascule au service des forces de vie. Un chemin véritable vers la créativité et la liberté.

Poc-Poc se veut aussi donc un joyeux pied de nez à la pensée unique et conformiste qui traite de « Toc-Toc » tout ce qui ne va pas dans son sens. En France, la pédagogie Steiner-Waldorf est bien placée pour le savoir avec des attaques régulières malgré une reconnaissance internationale dont l’Unicef et le soutien de chercheurs français de renom comme Albert Jacquard et Jean-Marie Pelt.

Le point de bascule de Poc-Poc se situe aussi dans son trait d’union. En effet, de nombreuses dynamiques et alternatives émergent dans tous les domaines de la société et on constate aussi que certaines de ces alternatives se côtoient sans arriver à réellement se rencontrer ou toucher le grand public. Les différents mouvements pédagogiques se retrouvent souvent entre personnes déjà sensibilisées aux questions d’éducation et ils n’ont pas assez de temps et d’espace pour se rencontrer entre eux, mieux se connaitre, partager leurs expériences et confronter de manière constructive leur vision de l’éducation. J’ai ainsi pu constater que mes différentes pratiques pédagogiques (pédagogie Steiner-Waldorf, ATB (éveil de la conscience par le corps), phénoménologie Goethéenne,…) étaient presque inconnues hors de leurs « réseaux » respectifs. En parallèle, j’ai constaté comment ces pratiques ont fait sens et suscité un vif intérêt auprès des professionnels de l’éducation, du social et du grand public à chaque occasion où j’ai pu les exposer et les faire pratiquer. J’ai donc créé Poc-Poc pour partager les fruits de mes expériences et recherches pour une pédagogie du vivant et avec l’intention d’accompagner l’émergence de points de bascule auprès d’un large public.

Mon parcours :

Je m’appelle Antoine Maillot et j’ai grandi sur la côte sud du Morbihan dans le village de Plouhinec, entre forêt et océan, où j’y ai construit un amour profond pour la nature, l’humain et la mer. Après une dizaine d’années à voyager et participer à de nombreux projets alternatifs sur l’ile de la Réunion, en Drôme et Savoie, je rentre m’installer en Bretagne pour partager les fruits de mon expérience et faire germer de nouveaux possibles.

Je suis pédagogue Steiner-Waldorf et j’ai enseigné à « l’école des 4 saisons » près de Chambéry. Je pratique aussi les outils d’ATB (éveil de la conscience par le corps) fruits du travail des écoles d’Auroville. J’ai auparavant participé à différents projets d’éducation alternative comme la création de l’école « l’oasis des enfants » sur l’ile de la Réunion ou les séjours des Éclaireurs De La Nature… Je suis aussi formé à la communication positive Faber et Mazlich.

Mon premier métier est celui d’éducateur par la nature et j’ai créé et animé de nombreux projets pendant 10 ans avec différents publics (scolaire, adolescent, grand public,…), dans différents contextes (classes de découverte, ferme pédagogique, séjours itinérants,…). Je suis passionné par la relation entre l’humain et la nature, et le lien entre le corps et la pensée, la matière et l’esprit. J’ai fait de nombreuses recherches sur ces thèmes et approfondis la phénoménologie Goethéenne avec le Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique.

Dans cette même recherche, j’ai exploré différentes pratiques artistiques et plus particulièrement les arts du mouvement et de conscientisation par le corps. Je pratique les outils d’ATB (éveil de la conscience par le corps) et dernièrement la danse Malkovsky.

Au fil de mon engagement dans différents collectifs, je me suis formé à la Communication Non Violente, à la pratique d’outils du Vivre Ensemble avec l’Université Du Nous et de l’éducation populaire avec la Turbine à graine.

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